Reconnu coupable [Texte imprimé] : processus de visibilisation et mode d'apparaître en milieu carcéral / Lionel Rebout
Language: français.Country: France.Publication: [Besançon] : Éditions Phanères, 2019Manufacture: 33-Canéjan : Impr. CopymédiaDescription: 1 vol. (254 p.) ; 25 cmISBN: 9791092374025.Dewey: 302.501, 23Classification: 300Abstract: Ce livre est le produit d'un doctorat en philosophie obtenu en 2009. En lui donnant une nouvelle dimension, cette publication est motivée par la parution plus récente de Peine perdue !, autre grand texte avec lequel il dialogue et dont il procède. Seconde pièce de la Convict Criminology à la française. Trois philosophes (Arendt, Agamben, Foucault) et le sociologue Goffman seront principalement mobilisés pour répondre à la question suivante : comment apparaître au jour lorsqu'on est à l'ombre ? Et son corollaire, comment être reconnu autrement que comme coupable ? Interrogations intimes que chaque détenu se pose à sa manière dans son corps, son visage, alors qu'il est tronqué. Au-delà de toute forme d'enfermement, il s'agit plus largement d'envisager le mode d'apparaître comme l'entrée symbolique dans le monde, un donné anthropologique que le politique vient contre-carrer, depuis les camps de concentration (figure du Musulman et de l'Homo sacer) jusqu'aux détenus actuels de droit commun. Clairement, la prison est un lieu où la prérogative qu'est la présentation de soi est remise en cause, d'où des difficultés à apparaître selon son bon vouloir, à se rendre visible ou encore à disparaître. De là à placer les détenus dans le corps d'exception (Barkat et Tevanian), il n'y a qu'un pas que je franchis sans peine puisque le détenu n'est pas un individu comme les autres dans notre société. De même, je fais dialoguer ce concept avec l'hétérotopie de Foucault, avec le concept de reconnaissance décliné par Honneth et de vie nue proposé par Agamben. Cet ouvrage est traversé par la confrontation entre le politique et l'anthropologique, remanié à la lumière du Panoptique de Bentham. Travail complexe qui emploie une méthode : confronter les concepts à l'expérience carcérale, la mienne, pour renouveler et dégager les limites de ceux-ci. La prison reste un haut lieu de la lutte pour la reconnaissance, à l'origine d'une nouvelle subjectivité..Thesis: .Subject - Topical Name: Prisonniers -- Dans les représentations sociales | Présentation de soi | Individu et sociétéBibliogr. p. 249-254
Texte remanié de Thèse de doctorat Philosophie Paris 10 2009 Processus de visibilisation et mode d'apparaître en milieu carcéral
Ce livre est le produit d'un doctorat en philosophie obtenu en 2009. En lui donnant une nouvelle dimension, cette publication est motivée par la parution plus récente de Peine perdue !, autre grand texte avec lequel il dialogue et dont il procède. Seconde pièce de la Convict Criminology à la française. Trois philosophes (Arendt, Agamben, Foucault) et le sociologue Goffman seront principalement mobilisés pour répondre à la question suivante : comment apparaître au jour lorsqu'on est à l'ombre ? Et son corollaire, comment être reconnu autrement que comme coupable ? Interrogations intimes que chaque détenu se pose à sa manière dans son corps, son visage, alors qu'il est tronqué. Au-delà de toute forme d'enfermement, il s'agit plus largement d'envisager le mode d'apparaître comme l'entrée symbolique dans le monde, un donné anthropologique que le politique vient contre-carrer, depuis les camps de concentration (figure du Musulman et de l'Homo sacer) jusqu'aux détenus actuels de droit commun. Clairement, la prison est un lieu où la prérogative qu'est la présentation de soi est remise en cause, d'où des difficultés à apparaître selon son bon vouloir, à se rendre visible ou encore à disparaître. De là à placer les détenus dans le corps d'exception (Barkat et Tevanian), il n'y a qu'un pas que je franchis sans peine puisque le détenu n'est pas un individu comme les autres dans notre société. De même, je fais dialoguer ce concept avec l'hétérotopie de Foucault, avec le concept de reconnaissance décliné par Honneth et de vie nue proposé par Agamben. Cet ouvrage est traversé par la confrontation entre le politique et l'anthropologique, remanié à la lumière du Panoptique de Bentham. Travail complexe qui emploie une méthode : confronter les concepts à l'expérience carcérale, la mienne, pour renouveler et dégager les limites de ceux-ci. La prison reste un haut lieu de la lutte pour la reconnaissance, à l'origine d'une nouvelle subjectivité. éditeur
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